transpositions

La rose et le châtaignier.




Dans l'heure arrivent les scieurs.
A moins le quart du départ,
D'un royaume ombré avec ardeur.
Les dés sont joués.
C'est la mise à l'écart.
De ce que la vie lui aura loué.
Elle a divinement rempli,
Les ramifications asséchées.
De ce roi amplement accompli.
Triomphant du délice de son nom : le châtaignier.




Près de l'élue du rosier Chartreuse de Parme.
A tant de fois succombé à ses charmes.
Se replie d'un pas devant la féline,
De ses sublimes senteurs en d'acerbes épines.




Apeurés, les oiseaux dans son malheur.
Face à d'habiles tronçonneurs.
Dans la poussière de la sciure.
A sa sculpture, ceux-là lui préfèrent la coupure.




Devenu fragile comme un roseau.
Pris de vertige, s'affale de tout son haut.
Se replient d'un pas devant le félin.
De ses tendres douceurs, cela semble la fin.




Eclats de lumière, dans une nouvelle scène.
Dès que le rideau s'ouvre, s'intervertissent les poses.
Réduit de sa taille, spontanément ses pensées l'amènent.
Aux somptueux parfums d'une géante rose.


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